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Changement climatique : ce qu'il faut retenir du sixième rapport des experts du Giec - France Info


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Sept ans après son dernier rapport, le document est très attendu. Lundi 9 août, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) publie ses nouvelles évaluations et prévisions climatiques (lien en anglais). "L'influence humaine a réchauffé le climat à un niveau sans précédent depuis au moins 2 000 ans", alertent ses membres dans le sixième "résumé pour les décideurs", que franceinfo a pu consulter. Hausse de la température mondiale, intensification des événements extrêmes, responsabilité des activités humaines... Voici ce qu'il faut retenir de ce document référence. 

 

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Les forêts brûlent à Gouves (Grèce), conséquence de la "pire canicule" dans le pays en plus de trente ans, le 8 août 2021. (ANGELOS TZORTZINIS / AFP)

 

Le changement climatique actuel est "sans précédent"

 

Les scientifiques du Giec commencent par rappeler le constat suivant :"La température globale sur la surface de la Terre était plus chaude de 1,09°C entre 2011 et 2020 qu'elle ne l'était entre 1850 et 1900, avec une hausse plus importante au niveau des terres (1,59°C) qu'au niveau des océans (0,88°C)." Suivent les nombreuses conséquences de ce réchauffement.

Ainsi, entre 1901 et 2018, le niveau des mers a grimpé de 20 centimètres, "plus vite que lors de n'importe quel autre siècle depuis au moins 3 000 ans". Au nord, entre 2011 et 2020, "l'étendue moyenne de la banquise en Arctique a atteint son plus bas niveau depuis 1850", cite encore la communauté de chercheurs. La fonte des glaciers, quant à elle, a causé un recul de leur surface "sans précédent depuis 2 000 ans".

 

La concentration de CO2 est la plus élevée depuis au moins 2 millions d'années

 

Depuis son dernier rapport publié en 2014 (lien en anglais), le Giec se fait l'écho d'une situation qui ne s'est pas améliorée. "Depuis 2011 [date des mesures citées dans le précédent rapport], la concentration [de gaz à effet de serre] a continué d'augmenter dans l'atmosphère", écrivent les auteurs. Jusqu'à atteindre en 2019 son plus haut niveau "depuis au moins 2 millions d'années" pour le CO2 et "depuis au moins 800 000 ans" pour le méthane et le protoxyde d'azote, deux autres gaz à effet de serre, déplorent-ils.

Résultat : alors que la capacité du monde à limiter le réchauffement de la planète à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle (l'objectif idéal de l'Accord de Paris) sera au centre des discussions de la COP26, le Giec, lui, adapte ses scénarios à la hausse par rapport à sa précédente publication. Le rapport publié ce lundi comprend en effet "un plus large éventail" de trajectoires d'émissions de gaz à effet de serre. Deux d'entre elles étudient les effets d'une hausse des émissions plus importante que précédemment, tandis que le scénario intermédiaire se concentre sur un maintien des émissions actuelles jusqu'en 2050 avant une baisse. La température pourrait alors augmenter de 2,1°C à 3,5°C d'ici la fin du siècle, et de 3,3°C à 5,7°C d'après les pires trajectoires, par rapport à la période 1850-1900. "La dernière fois que la température globale a été de +2,5°C par rapport aux niveaux de 1850 à 1900, c'était il y a plus de 3 millions d'années", alerte le Giec.

 

Les activités humaines sont, "sans équivoque", à l'origine du réchauffement

 

"De nouveaux modèles, de nouvelles analyses et méthodes (...) permettent de mieux comprendre l'influence humaine sur un éventail plus large de variables climatiques", décrivent les scientifiques. Et le résultat est "sans équivoque" : "C'est indiscutable, c'est un fait établi, les activités humaines sont à l'origine du changement climatique", a commenté la climatologue et coprésidente du Giec, Valérie Masson-Delmotte, lors d'une conférence de presse. Dans son rapport, le groupe insiste d'ailleurs particulièrement sur la responsabilité des activités humaines. Il est ainsi"probable" –selon les termes d'évaluation utilisés– que l'influence humaine ait contribué au schéma actuel des précipitations, "extrêmement probable" qu'elle ait induit les "changements observés dans la salinité des eaux océaniques proches de la surface", "très probable" que l'activité humaine soit aussi à l'origine du recul des glaciers depuis les années 1990, de la fonte de la banquise en Arctique ou encore "extrêmement probable" que l'homme soit la "cause principale" du réchauffement de la couche supérieure des océans (de 0 à 700 m), répète le Giec au fil des pages. 

 

La suite ici : https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/changement-climatique-ce-qu-il-faut-retenir-du-sixieme-rapport-des-experts-du-giec-publie-aujourd-hui_4731447.html

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