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Anim

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  1. ACTUALITÉS 79e Congrès FNCF – L’accessibilité bien ancrée Le Village Accessibilité, organisé par la CST, était présent lors du 79e Congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français et a de nouveau conquis les congressistes. Avec une surface doublée par rapport à l’an dernier, les congressistes pouvaient rencontrer les représentants des solutions de Audiofils, La Bavarde, CinéRelax, Greta, Sonoristicks et VAST. Comme lors du précédent congrès, le soutien de la CST envers l’accessibilité et l’inclusion dans les salles de cinéma a été souligné par Leslie Thomas, secrétaire générale du CNC, et Richard Patry, Président de la Fédération nationale des cinémas français, favorisant ainsi les échanges. Afficher l’article complet
  2. ACTUALITÉS Le projet “ithaca” à la CST Axel Beaumont pour le projet de Mathieu Pradat, La prairie productions. La startup French Touch Factory a pris ses quartiers dans les locaux de la CST, dans le cadre de notre partenariat autour du projet “ithaca”, l’acronyme de “Immersion and Training with Holograms for Art, Craft and Audiovisual”. Cette solution en développement vise à démocratiser la capture volumétrique vidéo : enregistrer et diffuser un sujet en 3 dimensions, avec une installation rapide. Le logiciel ithaca embarque des algorithmes permettant de reconstuire la 3D à partir des 4 à 8 vidéos RGB et profondeur issues de simples capteurs kinects. Afficher l’article complet
  3. La libération de la parole sur ces phénomènes de violence, longtemps passés sous silence, a été rendue possible, même si des progrès sont encore nécessaires pour permettre une prise en compte optimale. Face à ce que nous appelons les VHSS, les initiatives se sont multipliées pour accompagner les victimes et faire en sorte que disparaissent ces comportements. Aujourd’hui, les CCHSCT des productions audiovisuelle, cinématographique et publicitaire ainsi que Le Collectif 50/50, ont souhaité faire la synthèse des démarches à mettre en œuvre et des ressources accessibles à l’ensemble des professionnel·le.s. Le kit de prévention que nous proposons ici, se veut être une base de travail partagée par l’ensemble des professionnel·le.s. Kit VHSS mars 2023Télécharger L’article KIT DE PRÉVENTION – violence, harcèlement sexuel, sexisme est apparu en premier sur CCHSCT. Afficher l’article complet (source)
  4. Pour les besoins d’un scénario, une production peut être amenée à utiliser des armes de tous types (blanches, à feu…). Compte tenu des risques que cela engendre, leur transport, leur stockage et leur utilisation sont strictement encadrés par la règlementation. Petit tour d’horizon des règles de prudence qu’il convient de connaître avant l’utilisation d’armes à feu, que l’on soit producteur, directeur de production, armurier, accessoiriste, comédien, ou tout autre membre de l’équipe de tournage. UTILISATION-DES-ARMES-A-FEU-oct-2022Télécharger L’article UTILISATION D’ARMES A FEU SUR LES TOURNAGES : CE QU’IL FAUT SAVOIR est apparu en premier sur CCHSCT. Afficher l’article complet (source)
  5. L’élaboration d’un document unique d’évaluation des risques (DUERP) est souvent vécue comme un parcours du combattant par les salariés qui en ont la charge. Parfois méconnu des producteurs eux même, ce document constitue pourtant l’une de leurs obligations essentielles pour satisfaire à l’obligation de moyens renforcée qui pèse sur eux. Un outil de rédaction du DUERP, dédié aux activités de productions de films, est maintenant accessible, gratuitement, pour en faciliter l’élaboration et le rendre utile aux équipes : OIRA (pour Online Interactive Risk Assessment) Développé en collaboration avec l’INRS, sur la base des travaux menés à ce même sujet au niveau européen, cet outil vise X objectifs principaux : Être en phase avec nos organisations et la réalité de nos métiers, Être orienté vers la recherche de solutions adaptées, Être accessible aux non-spécialistes et aux TPE, Être un outil de dialogue avec les métiers et professionnels. L’outil Oira, conçu avec l’appui de professionnels et sur la base de notre connaissance de l’activité réelle, permet de balayer la plupart des situations rencontrées en production au travers de 7 modules : Les lieux de tournages Décors – Conception, fabrication, ateliers Machines et équipements de travail Costumes, maquillage et coiffure Tournage Situations particulières de tournage Organisation de la santé et de la sécurité En cas de besoin, l’outil offre la possibilité d’ajouter des risques spécifiques. L’identification des situations et facteurs de risque étant proposée par l’outil, chacun des modules interroge sur les mesures déjà existantes face aux problématiques abordées. Il permet d’entrer de plain-pied dans une démarche de résolution pragmatique ; Les mesures que propose l’outil et qui n’auraient pas été initialement prévues par la production, peuvent ainsi être ajoutées au plan d’action. Oira permet donc de créer un plan d’action qui reprend pour chaque situation les mesures ajoutées par le rédacteur. La structure du plan d’action permet d’y ajouter les nom et/ou fonction en charge de la mise en œuvre des mesures, les échéances, les budgets alloués et d’en suivre l’avancement. Sur la méthodologie d’élaboration du DUERP, il est primordial d’associer les personnels et en particulier les responsables de postes à la démarche. Ce sont en effet les professionnels qui sont le plus en mesure d’aider à l’identification des risques dans leur activité. Cette implication est d’autant plus importante qu’elle est l’une des clefs du réalisme de l’évaluation et de la mise en œuvre effective des mesures prévues au plan d’action. Certaines étapes du processus de création devraient être exploité pour ce travail d’implication tels que les repérages, les lectures, etc. Enfin, le recours à un professionnel de la prévention des risques (qu’il faut distinguer de ceux qui auraient la charge d’assurer l’assistance médicale ou la sécurité) peut constituer un atout précieux pour mener cette évaluation, notamment face aux projets complexes. L’article Document unique d’évaluation des risques est apparu en premier sur CCHSCT. Afficher l’article complet (source)
  6. La paie d’un artiste ou d’un technicien « intermittent du spectacle » est particulière. Il y a des organismes spécifiques comme Audiens, des taux de cotisation propres à leur régime d’assurance chômage, la caisse des Congés Spectacles, un OPCO dédié… Essayons de faire un petit tour d’horizon sur le bulletin de paie de l’artiste et du technicien […] The post Autopsie d’un bulletin de paie d’intermittent du spectacle appeared first on Movinmotion. Afficher l’article complet
  7. En septembre 2023, nous participions pour la première année à l’expérience Great Place To Work®. Un an après, ça donne quoi ? C’est l’heure de retracer notre parcours ! Un palmarès complet Pour notre première année de participation, Movinmotion est labellisé Great Place To Work® et se positionne à la 12ème place au palmarès Best […] The post Bilan de notre première participation Great Place To Work® : nos initiatives récompensées appeared first on Movinmotion. Afficher l’article complet
  8. ACTUALITÉS Disparition de Pierre-William Glenn C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition de notre Président d’honneur, le directeur de la photographie, notre cher ami Pierre-William Glenn. En premier hommage à celui qui fut Président de la CST de 2002 à 2018, nous vous partageons l’article que lui avait dédié Alain Besse, responsable de secteur exploitation à la CST. Téléchargez l'article ici Afficher l’article complet
  9. ACTUALITÉS CanneS Technique – La nouvelle recommandation DCI HDR et la projection Barco Lightsteering La nouvelle recommandation DCI HDR et la projection Barco Lightsteering Avec Jean-Philippe Jacquemin, Responsable du contenu HDR EMEA chez Barco Le cinéma numérique a bientôt 25 ans et le DCI a pensé sa nouvelle évolution en publiant une nouvelle recommandation pour amener le HDR (High Dynamic Range) au cinéma. Alors que la plupart des téléviseurs sont capables de reproduire une image HDR, il constitue un défi technologique pour le grand écran. Afficher l’article complet
  10. ACTUALITÉS ConversationS Techniques – David Chambille – Chef opérateur image – Vivre, mourir, renaitre Lors du 77e Festival de Cannes, nous avons rencontré David Chambille, Chef opérateur image du film Vivre, mourir, renaitre de Gaël Morel présenté en Cannes Première. Découvrez l’entretien dans son intégralité. À écouter également en podcast : Acast Apple Spotify Afficher l’article complet
  11. ACTUALITÉS Tri sélectif des déchets industriels Ciné Digital, l’équipementier de salles cinématographiques, passe au vert en organisant le tri et la collecte de ses déchets, depuis les emballages sur les chantiers jusqu’aux carcasses de projecteurs. Il est des révolutions qui ne se font pas en un soir mais petits gestes après petits gestes. Ceux du tri nécessitent certes de la patience tandis que rechercher des filières de collecte relève de la détermination. Afficher l’article complet
  12. Il y a quelques années, nous avons rédigé un article concernant la restructuration des branches les conséquences dans le spectacle. Aujourd’hui, nous faisons une mise à jour sur l’évolution des conventions collectives dans le spectacle. En effet, l’année 2024 a permis d’acter et de préparer un certain nombre de rapprochements. Convention collective de l’audiovisuel (IDCC […] The post Évolution des conventions collectives dans le spectacle : un point d’étape appeared first on Movinmotion. Afficher l’article complet
  13. ACTUALITÉS ConversationS Techniques – Hélène Dubreuil – Cheffe décoratrice – Vivre, mourir, renaitre Lors du 77e Festival de Cannes, nous avons rencontré Hélène Dubreuil, Cheffe décoratrice du film Vivre, mourir, renaitre de Gaël Morel présenté en Cannes Première. Découvrez l’entretien dans son intégralité. Afficher l’article complet
  14. ACTUALITÉS ConversationS Techniques – Emmanuelle Collinot – Cheffe opératrice Image – Ma vie, ma gueule Lors du 77e Festival de Cannes, nous avons rencontré Emmanuelle Collinot, Cheffe opératrice Image du film Ma vie, ma gueule de Sophie Fillières présenté à la 56e Quinzaine des Cinéastes. Afficher l’article complet
  15. ACTUALITÉS ConversationS Techniques – Jean-Pierre Laforce – Mixeur – Ma vie, ma gueule Lors du 77e Festival de Cannes, nous avons rencontré Jean-Pierre Laforce, Mixeur du film Ma vie, ma gueule de Sophie Fillières présenté à la 56e Quinzaine des Cinéastes. Découvrez l’entretien dans son intégralité. Afficher l’article complet
  16. Un film, c’est une histoire, de l’émotion, des sensations. Mais FAIRE un film, c’est de l’organisation, une économie et de la rentabilité ! Plusieurs économistes et/ou chercheurs se sont penchés sur diverses solutions pour être...Afficher l’article complet
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  17. Le secteur culturel est unique par sa diversité et sa créativité mais aussi par sa complexité, notamment en raison de la gestion particulière des intermittents du spectacle. Vos talents, essentiels dans le domaine de l’art et du divertissement, bénéficient d’un régime spécifique en France qui impose des contraintes supplémentaires en matière de gestion de la […] The post Internaliser ou externaliser sa paie quand on est une structure du secteur culturel ? appeared first on Movinmotion. Afficher l’article complet
  18. La Poursuite du Bleu est une compagnie théâtrale fondée en 2014 par Samuel Valensi et implantée à Paris. Elle défend un théâtre politique, engagé et engageant. Depuis 2018, les engagements de La Poursuite du Bleu débordent du plateau. La compagnie s’engage dans une démarche de réduction de l’impact environnemental de ses productions, mais aussi à […] The post [Retour d’expérience] Comment Movinmotion aide La Poursuite du Bleu au quotidien appeared first on Movinmotion. Afficher l’article complet
  19. ACTUALITÉS ConversationS Techniques – Jean-François Hensgens – Chef Opérateur Image – Le Fil Lors du 77e Festival de Cannes, nous avons rencontré Jean-François Hensgens, Chef Opérateur Image du film Le Fil de Daniel Auteuil présenté en Séances spéciales. Découvrez l’entretien dans son intégralité. Afficher l’article complet
  20. ACTUALITÉS CST, 80 ans d’excellence technique Quatre-vingts ans et toutes ses dents… Depuis huit décennies, la CST poursuit sa passion de transmission des savoirs et de valorisation du travail des techniciens avec la hardiesse d’un cheval au galop. L’occasion de revenir sur l’histoire de l’association et l’impact passé, présent et futur qu’il a sur ses adhérents et partenaires. Coup de projecteur sur une histoire qui s’est écrite sous le sceau de l’excellence. Naissance de la CST : une affaire d’équilibre des pouvoirs Pour comprendre d’où vient la décision de la création de la CST, il nous faut replonger dans les méandres de la Libération de notre pays. Si le secteur du cinéma a paradoxalement su « prospérer » durant l’occupation, il est quasiment à l’arrêt depuis le débarquement de Normandie. Les pénuries, en particulier d’énergie, sont telles qu’il est impossible de travailler. Les installations techniques et beaucoup de salles de cinéma sont dans un état catastrophique. Et puis, surtout, les esprits sont ailleurs. La Résistance – plutôt les Résistances – comporte des obédiences politiques très opposées. Il faut la création du Conseil National de la Résistance (CNR) pour les réunir. Sur le papier… Le Comité de Libération du Cinéma Français (CLCF) regroupe les professionnels résistants qui n’ont d’autres liens que leurs activités professionnelles, autour du Parti communiste principalement. Il est reconnu comme légitime par le CNR. Au sein du Comité d’organisation du Cinéma français (le fameux COIC) installé par le gouvernement de l’État français à partir d’un projet né sous le Front populaire, de nombreux cadres et quelques dirigeants préparent également « l’après » en rejoignant certains réseaux de Résistance. Dès les premiers jours de la Libération de Paris, ils sont « chassés » des locaux de la direction au 92 Champs-Élysées par les membres de CLCF. Ambiance… Dans la foulée, le CLCF nomme Jean Painlevé comme directeur général de la cinématographie. Très tôt celui-ci prend conscience que les oppositions politiques entre les différents bords de la Résistance vont entraver son action. Afin de renforcer sa position, il décide de mettre en place un regroupement indépendant de professionnels de tous les secteurs dont le principal objectif sera de contribuer à faire redémarrer la machine Cinéma en proposant des solutions hors de tout dogmatisme. Ce sera la Commission Supérieure Technique dont la création au 1er octobre 1944 est annoncée dans le premier numéro du journal du CLCF. La CST s’installe au 12 rue de Lubeck, immeuble réquisitionné, précédemment occupé par la TOBIS, la société de distribution allemande. Une adresse qui va devenir un incontournable pour toute la profession… Mais Jean Painlevé est pris en otage par la très difficile mise en place d’organismes capables de gouverner le pays au fur et à mesure du départ des troupes allemandes. Il faut se souvenir que le gouvernement provisoire de la République n’a été reconnu par les Alliés – qui ne voulaient ni des gaullistes, ni des communistes – que le 23 octobre 1944, c’est-à-dire APRÈS la création de la CST. Après plusieurs mois de conflits, Jean Painlevé est remplacé par un haut fonctionnaire gaulliste. Reste la CST qui, dans un mouvement de chassé-croisé avec la création du CNC, déménage au 92 Champs-Élysées, l’ancien siège du COIC… Angelo Cosimano, président de la CST Fred Orain et la création de la CST « Souvenons-nous… 4 septembre 1944, il commençait tout juste à faire bon dans les rues de Paris enfin libre. Le Comité de Libération demanda à quelques-uns d’entre nous de tenter de constituer un organisme susceptible de résoudre les problèmes techniques qui se posaient à notre pauvre cinéma, délabré par quatre ans d’occupation. Ce jour-là étaient présents : Max Douy, Louis Page, Christian Matras, Jean Fourage, Jean Delannoy, Michel Commes, Léon Barsacq et moi-même ». [1] C’est en ces termes que Fred Orain ouvre en 1969, pour la 25e reprise, le conseil d’administration de la CST, qu’il présida jusqu’en 1974. Si l’histoire de la CST est connue de celles et ceux qui sont passionnés par les techniques cinématographiques et audiovisuelles et leur évolution, la place que tient Fred Orain dans cette histoire mérite d’être partagée. Fred Orain a occupé, toute sa vie durant, des postes à haute responsabilité avec pour credo la défense de la qualité du cinéma et l’amélioration de ses techniques. Les actions entreprises à la présidence de la CST cristallisent ces ambitions. Laissons la parole à deux de ses amis. Pour le décorateur Max Douy « Fred Orain a touché à tous les domaines et a été un moteur pour améliorer la qualité des techniques cinématographiques. » [2] Quant au journaliste et scénariste Rodolphe-Maurice Arlaud, il confirme en ces termes : « On le voit partout où il peut faire avancer cet art-industrie dont le destin est de s’améliorer et de se réinventer sans cesse. Orain fonce, innove, conduit, secoue, crée. » [3] Installé dans le midi à la fin des années 1970, c’est là, au Cannet, que j’ai eu la chance de le rencontrer en 1993, alors étudiant en histoire et en histoire du cinéma à l’Université de Nice puis à celle de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les nombreux entretiens que j’ai effectués avec Fred Orain, la consultation de ses archives privées, les témoignages recueillis ont constitué la matière d’un mémoire universitaire consacré à sa vie de cinéma, à ses engagements, à sa passion de la technique cinématographique. A 80 ans passés, il répondait à chacune des interrogations de l’étudiant d’à peine plus de 20 ans que j’étais, avec une précision intimidante. [4] Fred Orain Chaque conversation nous ramenait à la CST, à la stimulation intellectuelle que cette présidence suscitait en lui et à la satisfaction de constater que des convictions avaient pu se traduire en autant de projets concrets. C’est là, à la présidence de la CST, que sa passion de la technique et de l’innovation s’est clairement exprimée. Passion ancienne, qui remonte à sa formation. [1] Introduction du rapport moral présenté par Fred Orain, président de la CST, 1969. [2] Extrait d’un entretien effectué par l’auteur de ce texte avec Max Douy effectué en mai 1996 [3] Extrait d’une lettre de Rodophe-Maurice Arlaud écrite à l’auteur de ce texte, en avril 1996 [4] Un résumé de ce mémoire universitaire est paru sous forme d’article dans la revue 1895, AFRHC, n° 23, décembre 1997 Se former, innover, transmettre Né en 1909 à Bonnemain (Ille-et-Vilaine), fils unique de parents instituteurs, il se distingue dès l’école primaire par de brillants résultats. Son parcours est celui d’un surdoué : certificat d’études à neuf ans, baccalauréat à quinze, diplômé de trois écoles d’ingénieur à vingt (École Bréguet, Institut Électrotechnique de Grenoble, Supélec). En 1929, il est engagé par les laboratoires Standard ITT qui l’envoient à Ténérife où il est affecté dans un secteur dont il ignore tout : la radio. Sa tâche consiste à assurer techniquement les émissions de radio et à en améliorer la qualité de diffusion. C’est véritablement en 1931 que Fred Orain commence sa longue carrière cinématographique, en intégrant le service Son des studios Paramount, où il participa successivement à l’enregistrement des versions multiples des films de fiction, à la sonorisation des bandes d’actualité, avant de devenir chef d’édition des Actualités Paramount, jusqu’en 1939. En juin 1940, il quitte Paris avec des camions d’enregistrement pour Tours puis pour Bordeaux avec l’espoir de continuer l’enregistrement des journaux, ce qui se révèle totalement irréalisable. A la fin de l’année, il revient aux studios de Saint-Maurice où il est nommé ingénieur-conseil et quelques mois après, il en devient directeur technique. Ce rapide survol de ses années d’apprentissage souligne son ascension professionnelle, en cohérence avec ses brillantes études et les gratifiants résultats obtenus. Aux derniers mois de l’Occupation, Fred Orain est considéré comme un des techniciens de tout premier plan, dont les compétences techniques sont reconnues de la profession. Ainsi, en 1944, lorsqu’il est question de créer un organisme appelé à remettre sur pied le cinéma français en s’occupant aussi des techniques cinématographiques, Fred Orain participe activement aux premières réunions qui aboutirent à la création de la Commission Supérieure Technique, qu’il présida pendant trente ans. Trente ans à la présidence de la CST Ces réunions sont présidées par M. Buron (secrétaire général du Comité d’Organisation de l’Industrie Cinématographique, le COIC, qui a précédé le CNC) et M. Riedinger de la Direction du Cinéma. Participent à ces réunions, notamment, Jean Vivié (alors chef du Contrôle Technique du Cinéma au sein du COIC) et Fred Orain. Ce dernier se souvenait que la dernière réunion eut lieu « alors qu’on pouvait entendre le roulement des convois militaires, c’était quelques jours avant la Libération ». Jean Painlevé, alors chargé de mission auprès du ministère de l’Information, propose la création d’une commission technique du cinéma français. Plusieurs techniciens du cinéma sont chargés de réfléchir à son fonctionnement, représentant différents secteurs : images, décoration, son, réalisation…. Parmi eux : Max Douy, Christian Matras, Léon Barsacq, Michel Commes, Louis Page, Jean Delannoy et Fred Orain. Cette commission a la difficile tâche de résoudre les problèmes techniques qui se posent au cinéma français au lendemain des quatre années d’Occupation. Le 8 septembre 1944, le premier bureau de la CST est né. Fred Orain en devient le président et Max Douy, le vice-président. « Nous connaissions son passé technique et nous savions qu’il avait fait Supelec. Il a vite été élu président de cette fameuse CST. C’était un des meilleurs techniciens du son que l’on ait connu » précise comme une évidence Max Douy. [5] Les difficultés qui se posent au cinéma français sont nombreuses (manque de courant électrique, de charbon, de pellicule, de matériaux de construction pour les décors…). L’ampleur des problèmes à traiter est telle que Fred Orain et les membres du Conseil d’Administration décident de former des sous-commissions de travail spécialisées qui couvrent plusieurs domaines : les laboratoires, la projection sonore, la couleur-relief, le studio prise de vues, le studio-décors, le montage, le son. Dans des articles et conférences, Fred Orain défend l’idée que le cinéma français doit se doter d’une ossature technique efficace et il essaie d’intéresser les pouvoirs publics à ses travaux. La CST trouve très vite sa place au sein du CNC créé en 1946, rattaché au ministère de l’Industrie. L’article 7 du décret du 28 décembre 1946 relatif à la loi du 25 octobre 1947 portant sur la création du CNC stipule que « pour toutes applications d’ordre technique intéressant l’industrie cinématographique, le directeur général du Centre devra recueillir l’avis d’une Commission Supérieure Technique du Cinéma, dont la composition et les modalités de fonctionnement seront arrêtées par le ministre de l’Industrie et du Commerce. » Le congrès de Turin en 1961 – Collection Fred Orain. Dans ce cadre administratif, la CST trouve la forme juridique qui lui donne la liberté d’action et de discussion indispensable à son fonctionnement. Elle se constitue en association Loi 1901. Le 21 juin 1948, les statuts de la CST sont déposés. L’article 2 définit ainsi son objet : « La Commission a pour objet des études, recherches, essais et réglementations intéressant la technique cinématographique dont l’examen lui sera demandé, soit par ses membres, soit par tout autre organisme officiel. » Ainsi, quatre ans après l’élection du premier Bureau directeur, la CST possède une existence juridique bien définie et s’installe clairement et durablement dans le paysage cinématographique français. [6] Extrait d’un entretien effectué par l’auteur de ce texte en avril 1994 Défendre la qualité « L’ambition de la CST était de faire se rencontrer les membres des différentes professions qui composent le cinéma. Je voulais provoquer leur rencontre, parce que je pense que c’est le meilleur moyen pour enrichir ses connaissances, pour améliorer les techniques du cinéma et en découvrir de nouvelles. » [6] Ces propos de Fred Orain prononcés en 1994 font écho à ceux publiés dans le Bulletin de la CST en 1960 : « (…) Donner l’exemple ! Sur le plan technique, bien sûr, puisque nous sommes techniciens. Démontrer qu’il est possible à employeurs et employés, usagers et constructeurs, patrons et ouvriers, de s’entendre. (…) Nous battre, non pour un intérêt individuel immédiat, mais pour que notre pays produise moins cher et surtout nous battre pour la défense, voire la promotion de la qualité. » Afin de structurer les chantiers de la CST, Fred Orain propose des réunions, le lundi, consacrées exclusivement à la discussion entre le Comité directeur et les Commissions. Le Comité directeur, composé de six à douze membres, a pour tâche essentielle pendant ces réunions de fixer le plan de travail des sous-commissions et de les orienter vers les problèmes techniques d’actualité. Fred Orain débute chaque réunion par la lecture d’un courrier technique et partage des informations générales en provenance de France et de l’étranger. Ensuite la commission discute des sujets inscrits à l’ordre du jour. Durant les vingt premières années de la présidence de Fred Orain, certaines innovations proposées par lui et les membres de la CST ont participé à l’évolution des conditions de réalisation de films ou de leur exploitation. Citons-en quelques-unes : L’équipement en pieds-grues et chariots convenant à l’exécution des mouvements de caméra, l’incidence des procédés à image large ou panoramique sur la conception des plateaux de prise de vues et le montage des décors, la définition des caractéristiques optimales d’enregistrement en liaison avec les caractéristiques de restitution dans les salles, l’introduction des pellicules à haute sensibilité pour prises de vues nocturnes, les problèmes d’équipement posés par la réalisation de certains effets spéciaux, les problèmes posés par l’agrandissement des écrans, la recherche des conditions optimales de tirage des copies destinées à être télévisées… Max Douy nous avait expliqué qu’« il était difficile de dire précisément, rétroactivement, quelle personne avait eu l’idée de prioriser tel ou tel sujet. Était-ce Fred Orain, Jean Vivié, un directeur d’une sous-commission en lien avec d’ingénieux techniciens ? » Mais Max Douy affirmait que « Fred Orain était un président très présent, au courant de chaque initiative prise par les différentes commissions ». Les souvenirs de Fred Orain recueillis durant les multiples entretiens effectués avec lui de 1993 à 1997 (Fred Orain est décédé en 1999), associés à la lecture des actes des colloques et des textes de conférences qu’il a assurés, nous permettent de souligner quels étaient ses chevaux de bataille, qui recouvraient à la fois des combats collectifs, et qui constituaient, lorsqu’ils étaient gagnés, de véritables motifs de satisfaction. Citons-en deux, à commencer par le plus évident, le retrait du film nitrate en 1953, qui présentait deux principaux défauts majeurs : l’instabilité chimique et l’inflammabilité extrême. Il s’est également exprimé à plusieurs reprises sur le développement du cinéma en milieu rural. En septembre 1945, lors du Congrès international du cinéma de Bâle, il défend l’idée d’une expansion de l’exploitation en format réduit. Il évoqua à nouveau ce sujet dans les années qui suivent : « Si, chaque jour, un citadin sur quarante se rend au cinéma, seulement un paysan sur mille a droit au même plaisir. » Il recommande ainsi l’emploi du 16 mm parce que le matériel est plus léger et plus facilement transportable. « … permettre au public des campagnes, à celui de hameau comme à celui de grosse bourgade, d’assister à des séances cinématographiques de qualité. » Pour cela, il propose « l’organisation de tournées par postes mobiles 16 mm sur voiture automobile. » Et il conclut ainsi : « Le format réduit peut guérir la France de cette cécité qu’est l’ignorance. Le cinéma ne peut rester éternellement et exclusivement sous les yeux de celui qui peut payer. L’écran réduit doit devenir le miroir du monde, plus exactement le miroir de l’Homme. » Il a en outre critiqué l’utilisation des formats, à ses yeux, trop larges (2,5 x 1 ou 2,33 x 1) qu’il jugeait peu économiques en estimant leur apport esthétique limité. Il a également défendu la qualité de la diffusion des films sur le petit écran de la télévision, grâce à un meilleur transfert des films de cinéma. Dans le prolongement de la création de la CST, Fred Orain émet l’idée, au début des années cinquante, de créer une association réunissant les techniciens internationaux dans le but d’encourager la coopération internationale de ses membres. En septembre 1957, les statuts de l’Union Internationale des Associations Techniques sont déposés. Fred Orain en devient président. L’Uniatec a connu son heure de gloire au plus haut de la Guerre Froide en se tournant vers les pays de l’Est, permettant ainsi aux techniciens travaillant de l’autre côté du Mur de ne pas être isolés. Cette liste de projets, d’actions, de combats collectifs est naturellement loin d’être exhaustive. Elle nous renseigne en parallèle sur le parcours de Fred Orain qui, tout en étant président de la CST, a mené aussi une carrière de producteur. Où l’on se rend compte que son quotidien à la CST nourrissait celui de producteur. Et inversement. [6] Extrait d’un entretien effectué par l’auteur de ce texte en avril 1994 Afficher l’article complet
  21. ACTUALITÉS Journée CST – La projection numérique : technique et respect de l’oeuvre Depuis le début du siècle, la projection numérique s’est imposée dans les salles de cinéma, devenant l’unique système de projection. Rapidement les évolutions techniques se sont développées, suivies d’un flot d’interrogation aussi bien sur la diffusion, les toiles d’écran et le respect de l’œuvre que sur la maintenance de l’équipement. L’arrivée des projecteurs Laser n’a pas tari ce flot, il l’a même accentué. Afficher l’article complet
  22. ACTUALITÉS 80 ans au service des salles de cinéma – Engagements, accompagnements, partages En ce mois de septembre 2024, la CST fête ses 80 ans. Depuis son premier jour d’existence, la CST contribue à l’excellence des salles de cinéma françaises, mondialement reconnue. Conseils, formations, mires, la CST a toujours été présente pour accompagner et favoriser l’évolution de la diffusion, la distribution et l’exploitation cinématographiques. Afficher l’article complet
  23. ACTUALITÉS CaféS Techniques – Septembre 2024 – Spécial Ecoprod Se rencontrer autour d’un café pour bien commencer la journée, c’est ce que propose la CST avec son rendez-vous CaféS Techniques. Suite au succés de la première édition l’année dernière, la CST invite de nouveau Ecoprod et deux de ses membres qui prendront la parole quinze minutes chacun afin de présenter leurs sociétés, leurs actualités, leurs engagements, leurs ambitions, leurs projets. Nous vous attendons le jeudi 19 septembre dès 9h45 dans les locaux de la CST afin de partager un moment technique et convivial autour d’un café et de viennoiseries. Afficher l’article complet
  24. ACTUALITÉS La visionneuse 3D open source “3D-Info” désormais en route vers une version bêta 2 Lors du dernier MIFA – Marché International du Film d’Animation, la CST, représentée par Frédéric Fermon, a officialisé le lancement de la version bêta de son nouveau logiciel 3D-Info sur le stand de son partenaire Progiss. Les retours furent très encourageants. L’ergonomie et l’utilité du logiciel ont été très bien perçues, et quelques discussions informelles ont pu avoir lieu sur le déploiement et la compatibilité avec les outils de gestion d’asset des studios. Afficher l’article complet
  25. ACTUALITÉS Sondage – “Unreal Engine & moi” Vos besoins de formation professionnelle sur Unreal Engine. Comme vous le savez, Unreal Engine est de plus en plus utilisé dans les flux de production, au delà des émissions télévisées ou certains contenus créatifs. Il y a actuellement de nombreux projets d’implémentation dans les studios, ce qui laisse entrevoir une plus grande adoption à venir en production virtuelle et cinéma d’animation. Afficher l’article complet
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